Orientation : trois repères pour faire le bon choix

Déjà la rentrée et vous ne savez pas encore quoi faire, ou vous angoissez à l’idée de vous tromper d’orientation. Pour ne pas faire fausse […]

Déjà la rentrée et vous ne savez pas encore quoi faire, ou vous angoissez à l’idée de vous tromper d’orientation. Pour ne pas faire fausse route, suivez nos trois étapes: une démarche méthodique pour choisir ses études en vue d’un projet professionnel.

1- Cherchez ce qui vous motive

C’est l’étape numéro 1, peut-être la plus difficile pour ceux qui n’ont « aucune idée ». Pour faire démarrer votre moteur, il faut une petite étincelle, un zeste de passion, un minimum de goût. Pour le trouver, il y plusieurs démarches possibles:

La démarche « métiers »: Depuis toujours, vous voulez être mécanicien, ingénieur, institutrice. Ou vous avez découvert récemment une profession qui vous tente.

La démarche « univers »: Vous vous intéressez spécialement à un ou plusieurs univers de connaissance : les animaux, l’aéronautique, la construction des grands ouvrages d’art, la mode, le monde du cheval, l’informatique, les jeux vidéo, le théâtre, la mécanique…

La démarche « activités »: Vous n’avez pas d’idée de métiers ni de secteurs ? Réfléchissez aux activités dans lesquelles vous êtes à l’aise…

Dans ces trois démarches, vous remarquez qu’il ne s’agit pas de partir de votre série de bac, mais d’abord de vous : qui êtes-vous et qu’aimez-vous ? Il sera temps de choisir vos études à l’étape n°3. Il est indispensable d’avoir ainsi éveillé votre motivation avant de passer aux étapes suivantes.

2- Vérifiez les débouchés

Il est fondamental de s’informer sur les perspectives des métiers ou des secteurs qui vous intéressent. Dirigez-vous en priorité vers un secteur qui offre globalement de bons débouchés : par exemple les carrières scientifiques et techniques, de l’industrie, des métiers du social. Les métiers de la gestion en entreprise au sens large (comptabilité, marketing, commerce, finances…) offrent aussi de larges possibilités.

  • Méfiez-vous des filières artistiques et culturelles (musique, arts appliqués, décoration, animation culturelle, théâtre, cinéma) qui, au contraire, offrent très peu de vrais emplois et sont encombrées de candidats.
    Ne vous fiez jamais aux promesses des écoles privées en la matière. De même, attention aux formations universitaires en sciences humaines (histoire, sociologie, psycho, anglais…) peu professionnalisantes, et aux écoles de communication et de journalisme.
  • Pensez aux métiers « de niche » qui peuvent vous offrir un démarrage et une évolution turbo parce qu’ils appartiennent à un secteur en expansion ou qui peine à recruter : les développeurs informaticiens, les techniciens et ingénieurs mécaniciens ou électriciens, les spécialistes du Marketing, les métiers de bouche, la marine marchande, les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, les pros de l’Internet, les experts de la logistique…
  • Si le secteur qui vous passionne n’a pas de bons débouchés, ne faites pas l’autruche (Tant pis, on verra bien), mais cherchez à réorienter votre projet vers un autre domaine plus porteur pour l’emploi mais qui utilisera votre talent d’une autre façon : exemple, si vous êtes créatif, plutôt qu’une école d’art et de publicité, explorez les métiers du marketing, du packaging (emballage), les métiers de l’Internet, etc.

3- Trouvez les études qu’il vous faut : celles que vous allez réussir

Les études qu’il vous faut sont celles qui vous forment aux métiers ou secteur qui vous intéressent (étape 1), qui vous offrent de bons débouchés (étape 2), et qui ne vous mettent pas en échec mais vous permettent de réussir : c’est l’objectif de cette étape 3. Choisissez donc des etudes qui correspondent àvotre profil d’élève ou d’étudiant : êtes-vous consciencieux ou plutôt « cool » ? autonome ? Gros travailleur ou très petit bosseur ? Stimulé ou découragé par la difficulté ?

  • Demandez-vous si vous voulez faire des études courtes ou longues en fonction de votre projet de vie personnelle : quand voulez-vous être autonome financièrement, ne plus être étudiant et entrer dans la vie active ? Dans 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans, 7 ans ?
  • Tenez compte de votre filière de bac, non pour vous enfermer dans un secteur (je suis en S donc je fais des sciences), mais pour évaluer vos chances de réussite dans un style d’étude, par exemple en fac ou en école d’ingénieurs.
  • Tenez compte de vos notes seulement à la fin de toutes les étapes précédentes de décision. Ne choisissez pas une classe prépa uniquement parce que vous êtes bon élève, mais commencez par explorer le type de carrières, puis de grandes écoles qui vous intéresseraient. Projetez-vous dans 10 ans, et demandez-vous ce que vous aimeriez le plus faire. A l’inverse, soyez réaliste, si vous avez une nette faiblesse dans une discipline, n’allez pas à l’échec en choisissant des études centrées là-dessus. Exemple, si vous êtes moyen ou faible en matières scientifiques, même avec un bac S, vous aurez beaucoup de mal à franchir la barre de la première année de médecine…

En résumé, faites un choix personnel dans un domaine qui vous plaît (étape 1), mais soyez réaliste en choisissant les études que vous avez les moyens de réussir (3) et qui vous ouvriront un avenir professionnel (2). Si vous validez ces trois points avant de vous orienter, vous êtes sûr(e) de ne pas vous perdre.

Ajouter un commentaire

Services Sencampus

Vous êtes un pro de l'éducation ? Profitez de nos services dédiés aux établissements scolaires

Les écoles à la une

Offres Stages & Emplois

» Voir toutes les offres