Les États-Unis en quête de jeunes qualifiés

Les États-Unis font face à un paradoxe. Alors qu’ils ont besoin de jeunes qualifiés dans le secteur des sciences et technologies, leurs frontières à l’immigration restent trop imperméables. Au risque de voir les emplois se délocaliser.

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L’économie américaine a besoin de jeunes qualifiés dans les domaines des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STEM). Des besoins considérables, que le nombre de visas accordés chaque année aux étrangers ne suffit pas à satisfaire. S’ils préférent que ces jeunes viennent de leurs propres universités, les États-Unis vont devoir faire des concessions et adapter «leur système d’immigration et le rendre conforme aux exigences du XXIe siècle», a déclaré Barack Obama, lors d’un discours prononcé à Las Vegas, le 29 janvier dernier.

Les quotas sont remplis en un mois

Aujourd’hui, pour les jeunes talents qui veulent travailler aux États-Unis, il faut obtenir un visa. Mais ils sont très demandés et un grand nombre sont refusés, quand bien même ces jeunes ont une promesse d’embauche . Pour les visas temporaires de travail (H1B ), les quotas sont très stricts: chaque année, le premier avril, 65.000 visas sont proposés et ils sont tous attribués avant la fin du mois.

De grosses entreprises, comme Microsoft, peinent à recruter et se retrouvent avec environ 6000 offres d’emplois non pourvues, dont plus de la moitié dans le secteur des STEM. «Notre nation est face à un paradoxe, il y une crise du chômage et en même temps beaucoup d’entreprises ne peuvent pas pourvoir les postes qu’elles offrent» explique Brad Smith le vice-président exécutif de Microsoft, dans le ComputerWorld .

Promesse de «green card» aux étudiants étrangers

Une mesure en faveur des étudiants étrangers qui ont finit leurs études aux États-Unis, existe déjà. 20.000 visas H1B leurs sont réservés. Un nombre toujours en deçà des besoins du pays. Conscient du problème, le Président Barack Obama a promis lors de sa campagne de lancer une grande réforme de l’immigration et a proposé d’«attacher» une carte de résident permanent à chaque diplôme de niveau master ou doctorat obtenu par un étudiant étranger dans les domaines des STEM. La fameuse «green card » si difficile à obtenir.

Le décalage empire

Une belle promesse qui soulève une polémique. Des parlementaires réclament une amélioration du système éducatif, plutôt qu‘un recours à l’immigration. Obama a déjà prévu au budget 2013 des fonds voués à financer de grands programmes d’éducation dans le domaine des STEM. Mais les besoins sont urgents: l’économie crée 120.000 emplois par an dans le secteur des STEM, alors que les jeunes diplômés à sortir diplômés des bancs de l’université ne sont que 40.000 par an. Et ce décalage empire.

Face à ces besoins en main d’œuvre qualifiée, de grandes entreprises américaines aux besoins humains importants sont montées au créneau pour réclamer un assouplissement des quotas pour les talents dans le secteur des STEM. Au risque sinon, annonce Brad Smith, «que les jobs soient délocalisés dans d’autres pays»…

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